Pour une juste rémunération des producteurs locaux : plaidoyer au Salon International de l'Agriculture

Nous sommes très fiers d'avoir participé à une table ronde essentielle sur la question de la juste rémunération des producteurs, organisée lors du Salon International de l'Agriculture. Cet événement a permis de mettre en lumière un enjeu fondamental : aujourd'hui, les collectivités n'ont que très rarement de visibilité sur la façon dont les agriculteurs et agricultrices sont rémunérés à travers la commande publique.
Depuis un an, Localizz mène avec la Ville de Nice et Max Havelaar France une étude approfondie sur ce sujet, afin d'apporter des réponses concrètes en restauration collective grâce à un partenariat durable.
Lors de cette table ronde, plusieurs constats importants ont émergé :
La commande publique alimentaire, qui représente au moins 10 % du marché, ne garantit pas encore que les producteurs locaux bénéficient d'une rémunération juste et transparente.
Ce constat inédit engage désormais un véritable plaidoyer : il est temps que la commande publique joue pleinement son rôle de moteur en matière de durabilité et de justice sociale, en protégeant mieux la rémunération des premiers acteurs de la chaîne : les agriculteurs.
Plusieurs intervenants ont partagé leur expertise :
Bruno Gilet, directeur de la restauration de la Ville de Nice, a présenté l'initiative pionnière menée avec Max Havelaar France : un diagnostic précis de la rémunération des agriculteurs fournisseurs de fruits et légumes pour la cuisine centrale. Il a souligné le manque de lisibilité actuel, tout en appelant à généraliser ce type de diagnostic au niveau national.
Frederika Lhuissier, du Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, a rappelé l'engagement de l'État en faveur d'une alimentation durable, tout en reconnaissant les limites actuelles des outils à disposition des collectivités.
Gérard Leseul, député, a relevé les lacunes des lois EGALIM pour sécuriser les revenus agricoles et a encouragé de nouvelles propositions législatives ambitieuses.
Anne-Marie Denis, agricultrice et membre de la FNSEA, a insisté sur l'importance de la commande publique pour soutenir une agriculture plus vertueuse. Elle a aussi alerté sur la difficulté de maintenir les jeunes agriculteurs bio si le bio n'est pas mieux intégré dans la consommation courante et si la rémunération n'est pas à la hauteur.
Ce débat a permis de rappeler que le prix d'un repas juste et équilibré est supérieur à ce que l'on imagine, mais qu'il est essentiel pour assurer une alimentation de qualité et soutenir durablement nos producteurs locaux, avec l'appui indispensable de la commande publique. En savoir plus sur notre mission.






